Historique de la CDRHPNQ

En 1992, dans le cadre d’un processus de gestion conjointe avec le ministère de Développement des ressources humaines Canada (DRHC), la Commission autochtone de gestion régionale du Québec (CAGRQ) assurait la gestion des programmes qui découlaient de la Stratégie des chemins de la réussite. La CAGRQ regroupait toutes les communautés autochtones du Québec, les points de service urbains de Montréal et Québec, ainsi que certains organismes autochtones, dont Femmes autochtones du Québec (FAQ), le Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ) et l’Alliance autochtone du Québec (AAQ).

De 1996 à 1999, le mode de gestion conjointe sera remplacé par des ententes de contribution pour quatre groupes juridictionnels,dont l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL), l’Administration régionale Kativik (ARK), l’Autorité régionale crie (ARC) et le Secrétariat des programmes et services de la nation algonquine (SPSNA), sous forme d’accords bilatéraux régionaux.

La mouvance créer par le rapport de la Commission royale d’enquête auprès des peuples autochtones et les priorités liées à l’autonomie gouvernementale des Premiers Peuples avaient influencé positivement une nouvelle stratégie fédérale.

En mars 1996, afin d’assumer les nouvelles responsabilités de l’accord bilatéral régional en matière de formation et de perfectionnement de la main-d’œuvre, la Commission de développement des ressources humaines des Premières Nations (CDRHPNQ) fut créée par l’Assemblée des Chefs de l’APNQL. Elle rassemblera vingt-neuf communautés signataires, deux points de service urbains et les organismes FAQ et RCAAQ.

La table régionale des représentants adopte comme principe qu’il faut maintenir une approche-client dans la gestion des mesures d’employabilité et que les services à la clientèle en constituent le motif principal.

Plusieurs comités de travail au sein de cette table régionale voient le jour de :

1) développer les mesures d’emploi;
2) établir les mécanismes de reddition de comptes;
3) définir la gestion de la Partie II des fonds d’assurance-emploi;
4) fixer des résultats ciblés.

À partir de 2000, les activitées confiées à la commission selon les Accords bilatéraux régionaux sont remplacés par les Ententes de développement des ressources humaines autochtones (EDRHA) dans le cadre d’une nouvelle stratégie fédérale. Les EDRHA compteront trois nouveaux volets : un destiné aux jeunes, un pour les personnes handicapées et le volet urbain qui permettra à la CDRHPNQ de développer un troisième point de service en milieu urbain. À la suite d’un appel de candidatures, la ville de Val-d’Or sera retenue.

Depuis 2010, c’est dans le cadre de la Stratégie de formation pour l’emploi et les compétences destinée aux Autochtones (SFCEA) que sont convenues les ententes de financement avec le fédéral.

Le bureau régional de la CDRHPNQ situé à Kahnawake est aujourd’hui constituée de 31 centres de service en emploi et formation dans 27 communautés Premières Nations et 4 milieux urbains à Montréal, Québec, Val-d’Or et Sept-Îles.